La technologie d'Insolight utilise un système de micro-suivi intégré pour concentrer la lumière du soleil sur des microcellules à haut rendement, éliminant ainsi le besoin de trackers solaires externes et permettant son utilisation aussi bien au sol que sur les toitures résidentielles ou commerciales, facilitant de ce fait son implantation sur le marché photovoltaïque. Une cellule solaire conventionnelle en silicium sert de substrat aux microcellules, garantissant la capture de toute la lumière diffuse (non concentrée). Ce système hybride est donc capable de fonctionner par temps nuageux, contrairement aux systèmes de concentration traditionnels.
L'efficacité et la robustesse de cette technologie ont été prouvées lors de tests en conditions réelles d'ensoleillement sur plusieurs installations pilotes européennes.
Prochaine étape : la production industrielle à grande échelle. L'objectif principal du consortium HIPERION est de permettre la fabrication à grande échelle de la technologie d'Insolight, en démontrant comment les fabricants de panneaux solaires conventionnels en silicium peuvent adapter leurs lignes de production. « Outre le développement d'une ligne d'assemblage pilote, nous continuerons à démontrer la fiabilité et les performances de notre innovation par le biais d'essais de qualification et d'installations pilotes commerciales sur différents sites en Europe », explique Laurent Coulot, directeur d'Insolight.
Le consortium HIPERION (Hybrid Photovoltaics for Efficiency Record using Integrated Optical technology) a été sélectionné par l'UE pour participer à l'appel à projets du programme Horizon 2020 de l'Union européenne, qui vise à « accroître la compétitivité de l'industrie photovoltaïque européenne ».
Pour atteindre ces objectifs, sur une période de 48 mois, la Commission européenne a octroyé à HIPERION 10,6 millions d'euros sur un budget total de 13 millions d'euros. Le projet est coordonné par l'organisme de recherche suisse CSEM.
« Notre consortium possède l'expérience et l'expertise nécessaires pour faire progresser cette technologie vers une production à grande échelle, en étudiant son potentiel économique et en développant un processus d'assemblage intégrable aux lignes de production de panneaux photovoltaïques existantes. Parmi les membres du consortium figurent des développeurs de projets d'énergie solaire qui évalueront la technologie du point de vue des marchés résidentiel et commercial », explique Christophe Ballif, vice-président du CSEM et directeur de la recherche en photovoltaïque. Outre l'Université polytechnique de Madrid, le CSEM et Insolight, le consortium regroupe d'autres instituts de recherche photovoltaïque de premier plan en Europe, tels que l'Institut Fraunhofer des systèmes d'énergie solaire et l'Université de technologie de Łódź, ainsi que divers partenaires industriels possédant une vaste expérience dans le développement industriel du solaire et de la microélectronique, notamment Mondragon Assembly, X-Celeprint, Argotech AS, IQE plc, Sonceboz et 3S Solar Plus. Le projet implique également des utilisateurs finaux de la technologie, comme les développeurs de systèmes solaires ENGIE Laborelec, Muon Electric et Milieu Studio. Les agences Compaz et L-UP SAS assureront la communication et la mise en œuvre effective des résultats du projet.
La conception innovante d'Insolight a le potentiel de réduire considérablement les coûts de production d'énergie solaire grâce à une augmentation significative du rendement des panneaux, avec un rendement maximal supérieur de 50 % à celui des panneaux conventionnels. L'association de cette technologie pionnière et des solutions de fabrication adaptables aux normes industrielles actuelles, qui seront développées dans le cadre du projet HIPERION, offrira aux fabricants européens de panneaux photovoltaïques un avantage concurrentiel clé, leur permettant d'accroître leur part de marché dans le secteur photovoltaïque en pleine croissance.
